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Jouets pour enfants: la sécurité au cœur des préoccupations

16 déc. 2019 - 2 min

Des centaines de nouveaux jouets sont lancés chaque année. Ceux qui les achètent, que ce soit en magasin ou sur internet, s'attendent à ce que ces jouets soient adaptés à l'usage et sûrs à utiliser. Que cela concerne l’origine du produit, sa qualité ou sa sécurité… voici ce qu’il faut savoir avant d’offrir un jouet à un enfant.

Bien que les vendeurs en ligne et les marques spécialisées tentent de contrôler la qualité des produits qu’ils vendent, face à la myriade de produits disponibles, certains jouets impropres à la consommation passent à travers les mailles du filet.

En 2018, la Direction Générale du Commerce, de la Consommation et de la Répression des Fraudes a réalisé des tests. Elle a choisi au hasard 46 produits spécifiques à Noël. Guirlandes électriques, jouets, peluches, déguisements… Tout ce qui décore ou va au pied du sapin a été passé au crible des essais :

74% présentaient des anomalies
35% étaient non conformes
39% induisaient un danger pour le consommateur

« Tous les jouets mis sur le marché doivent être fabriqués de façon à ne présenter aucun risque pour les enfants auxquels ils sont destinés, indique Sophie Petersheim, responsable marketing Europe du Sud pour la division Biens de Consommation de Bureau Veritas. Pour ce faire, les jouets doivent être conformes aux exigences des réglementations applicables, comme celles notamment de la directive européenne 2009/48/CE relative à la sécurité des jouets.

Les produits sont soumis à des tests précis, que réalisent, par exemple, les experts de Bureau Veritas. La procédure est stricte. « Avant de commercialiser un jouet, le fabricant est tenu d’identifier et d’éliminer les risques que pourrait présenter son produit ; les risques physiques, mécaniques, chimiques, électriques et les risques d’inflammabilité notamment. »

Jouets électriques et électroniques

Les jouets électriques et électroniques sont de plus en plus nombreux. Ils doivent donc être soumis à des tests supplémentaires portant notamment sur les piles, l’évaluation des LEDs, les essais de court-circuit,…. « Nous devons par exemple vérifier si l’accès à la pile par un enfant est possible, pour éviter tout risque d’ingestion », explique Sophie Petersheim. Les essais portent également sur les caractéristiques radio ou de compatibilité électromagnétique (CEM). Le but est de mesurer les ondes et d’identifier les interférences émises et reçues par le jouet.

Jouets connectés

Et les caméras ? Les objets connectés en Wifi ? Du fait de l’avènement de l’Internet des Objets (IoT en anglais), même les jouets deviennent connectés au réseau informatique. Cela les rend plus sensibles. « Les jouets connectés sont, comme tout objet connecté, potentiellement vulnérables face aux hackers. Le règlement européen Cybersecurity Act a été adopté en mars 2019 pour tous les objets connectés. Le LCIE (filiale de Bureau Veritas) a créé un référentiel de tests afin de valider la sécurité de ces produits spécifiques », décrit Sophie Petersheim. Ces essais sont notamment réalisés grâce au banc d’essais cyber sécurité P-Scan, développé avec le support du CEA.

L’autre point sensible porte sur les substances chimiques. Les tests effectués permettent de savoir si aucun produit chimique dangereux n’est présent dans le jouet.

Les consommateurs doivent donc être vigilants en achetant des jouets pour enfants. Il leur est recommandé de vérifier les preuves de conformité du produit, ou, en cas de doute, de contacter directement le fabricant pour se les procurer.